Manager en dessous
Quand le manager associe moins la personne à l'examen des options qu'elle ne le souhaite, elle peut avoir le sentiment d'être sollicitée pour fournir de l'information plutôt que pour construire la décision. La recherche sur la justice des procédures éclaire cet écart. Dans une expérience menée auprès de 179 étudiants autour de la fixation d'un objectif, pouvoir donner son avis avant la décision rendait la procédure plus juste aux yeux des participants que de ne pas pouvoir s'exprimer, et plus juste qu'un avis recueilli après coup [2]. Le sentiment d'influence n'expliquait qu'une partie de cet effet : être entendu comptait aussi pour lui-même [2]. Ce résultat vient du laboratoire, mais il distingue deux situations que l'on retrouve au travail : être consulté sur les options, ou être informé d'un choix déjà arrêté. Ce que le manager peut ajuster sans renoncer à décider : présenter les options avant de trancher, puis expliquer ce qui a été retenu de l'avis de la personne. De son côté, la personne peut préciser sur quels sujets elle souhaite être associée, ce qui évite de transformer l'écart en demande générale.