Manager en dessous
Quand le manager accompagne moins que la personne ne le souhaite, elle doit construire seule des bases qu'elle aurait préféré établir à partir d'exemples, d'une méthode ou de retours. Ce décalage peut compliquer certains apprentissages novices, mais les études citées n'en mesurent pas directement le coût dans une dyade manager-collaborateur. La recherche sur l'effet d'inversion lié à l'expertise en donne la raison : face à un sujet nouveau, la mémoire de travail sature vite, et ce qui allège cette charge, comme un exemple résolu ou une explication pas à pas, aide à poser les bases [1]. Chez des apprentis techniciens, étudier des exemples déjà résolus faisait davantage progresser que chercher seul en début de formation [2]. Ce besoin est pourtant temporaire : l'avantage des exemples s'est effacé à mesure que l'expérience grandissait, au point que résoudre seul devenait plus profitable [2]. Ces travaux portent sur la formation, pas sur la relation avec un manager ; ils montrent néanmoins pourquoi une position haute sur Repères au démarrage ne traduit pas un manque d'autonomie. Ce que la personne peut demander : un point de départ concret, sous la forme d'un cas déjà traité, d'un exemple commenté ou d'une méthode. Le manager peut réserver ce guidage aux premières étapes, puis le réduire progressivement.